Présentation...

Présentation...
[Tout ça, c'est du sexe.]

Pur et dur, en fait.

Alors voilà une histoire d'amour et de haine entre le virtuel et le réel, mais tout ça vient de l'indifférence, il est là le début. Besoin d'amour, une fellation aux mots, aux maux, là devant nous, et c'est drôle à dire, mais ils sont faits de lumière ces mots-là. Des tubes cathodiques.

Des tubes cathodiques qui nous rongent le foie. Quand il n'y a plus de lumière, il reste juste le feu trompeur de l'écran. On a tout sacrifié pour des heures de dérive inconsciente. On va parler, et écrire, de l'alphabet. Ouais, mais pas celui de n'importe qui. Nôtre alphabet à nous, celui qu'on écrit sur les coins de nôtre chair avec un peu de sang ou bien l'écume du bord de nos lèvres. De nos rêves. On s'en fout si c'est un péché, parce qu'il est beau. Les touches qui s'enfoncent sous nos doigts ça fait comme une décharge électrique. On parle d'un alpha-bêta qui commence par AZERTY et qui s'arrête en haut à droite, non pas la petite croix rouge mais la touche Fin sur le clavier.


Clavier, pavé numérique, tout ça on le mélange avec un peu de nous ça fait CLAVIER-NUMERIQUE.

# Posté le dimanche 10 août 2008 11:48

Modifié le mardi 26 août 2008 08:11

Alphabet

Alphabet

[Au commencement était l'alphabet.]


De cette boîte de Pandore sortirent tous les mots. Et après, ce fut le chaos. D'aucuns disent qu'il y eut l'Amour-mais personne n'y croit-. D'autres affirment que Dieu apparut alors, mais qui crédite encore ce mensonge? Tout alla de travers; c'est un fait.
Qu'on soit homme ou femme, blanc ou noir, mort ou vivant, on n'échappe pas à la Technologie.


[L'ère du Numérique s'ouvre. . .]


Rangez vos maigres téléphones, rincez vos globes oculaires poisseux de sang, fermez vos livres de contes, et plongez dans le monde cynique du XXI ème siècle, où rien n'existe qui ne puisse contenir une minuscule puce électronique, et accessoirement, une conscience, rarement utilisée à bon escient. Ressortez vos rancoeurs enfouies et vos fantasmes inavoués, saupoudrez les de Haine et de Vengeance bien relevée.

Et que la fête commence...




Qu'on dorme côtes à côtes; des squelettes ambulants soudés à l'acide citrique.

# Posté le mardi 19 août 2008 06:15

Modifié le mardi 26 août 2008 08:10

"La belle parade des ondes qu'on avale à outrance sans rien dire..." KYO

"La belle parade des ondes qu'on avale à outrance sans rien dire..." KYO
“a-A-a”

A, le début. La début du long chemin vers l'enfer qu'est ce Clavier. Arriver. Arriver vers la fin, comme quand on sort de l'Avion et qu'il n'y a personne pour nous Attendre. Aimer. Aimer, le mot qui nous écorche la bouche, le palais, les lèvres et le c½ur, le mot qu'on ne prononce plus parce qu'il est Aiguisé et à double tranchant comme un couteau et qu'on a peur de se blesser. “I...I...” Je... Je quoi? Plus personne n'est capable de prononcer ces sept lettres là. Acheter, ces c½urs et ces corps qui se vendent au marché noir. Tout s'Achète. La vie n'est qu'Argent. Argent sale. Celui des colliers qui laissent les mêmes traces que celles de la culpabilité autour du cou des femmes. Arbres, les Arbres qui ne poussent plus nulle part, et de rien, sauf des graines de la folie.

(A, b, c, d... Qui arrivera à la fin de l'Alphabet sans se brûler?
Un Archétype d'Ange Attaché au ciel....)

Amertume, celle qu'on cache ou qu'on ne cache plus et qui nous ronge, qui nous lie les chevilles. Une petite traînée de tristesse Abandonnée sur le bord du trottoir, à côté des ordures, à la même place qu'ont aujourd'hui nos rêves d'Absolu.
Et on garde cette stupide Adrénaline dans les veines, ce sentiment que tout est à notre portée, alors que nous tendons la main, (sans le savoir?) en vain. Un feu nous bouffe les os peu à peu, on Avance en direction du vide, rien, rien ne nous Arrêtera, n'est ce pas? On peut tomber dans le fond du fond et même pire encore, peu importe... Notre c½urs ne s'arrêtent pas de pulser, comme des fous.
Avec joie on marche, on se serre, on se saoule, on se dirige vers l'Abattoir. La guillotine est prête, nous serons les cochons de Dieu. D'autres boiront l'écarlate de nos blessures. Révolution! Ils suivent ceux qui croient , ceux qui se battent sans se battre, pour de faux, des épées en bois enfoncées dans le ventre.
C'est triste à dire, mais on n'a même plus peur de l'Abscence, nos ordinateurs nous suffisent pour respirer, et ils laissent dans nos yeux des messages subliminaux et sanglants. Avec eux, et sur des Accords qui pourtant nous paraissaient inaccessibles, on danse une dernière mélodie avant l'Agonie.
On se demande parfois ce que l'on a dans le sang, et un sombre instinct nous pousse à Avouer nos pires secrets à notre existence virtuelle. Nos épaules se contractent au rythme et des violons de l'Apocalypse, un simple coup d'Archet suffit à nous Achever.
C'est tellement pathétiques que nous n'Arrivions à rien d'autre qu'à nous Apitoyer sur nous-mêmes, sur nos pauvres existences qui pèsent sur nos corps grêles et Adolescents. Et parfois nous laissons notre Avarice de sentiments nous gangréner, nous laissons l'énorme Anthrax de nos peines et de nos vices grandir en notre sein.

[Pourquoi ne pas devenir Androïdes, nous aussi?]

Ah! Alors nous pourrions laisser nos corps pourrir, et nous nous sentirions délicieusement Atones, n'est-ce-pas?

Autrefois nous Avions dans les yeux ce reflet Aérien qui nous rappelait ce ciel d'où nous avons été chassés à jamais, tu te souviens? Mais Aujourd'hui, je le crains, il ne reste plus rien de ces nuances Azur, non, il n'y a plus au fond de nos pupilles qu'une lueur Anthracite qui nous rappelle à notre morbide Automatisme.
Pourquoi n'avons nous plus peur de l'Adultère, my dear? Il y a ces femmes qui retrouvent leurs Amants Avant même que le soleil soit couché, et elle n'ont pas peur ni honte; mais dans quel monde vivons nous?
Un Algorithme se déroule devant mes yeux que les nuits blanches ont fatigués. Je crois que je n'y comprends plus rien. Mon Dieu, je ne demande même plus comment nous allons nous en sortir, cela me semble tellement évident... Mordons à pleines dents nos chairs encore tendres, car je sais que demain ne nous survivra pas. Il n'y a que cela qui nous fasse fuir, reculer plus loin, fuir sur la route sous les Averses; il n'y a que ce mot. Et nous n'osons pas l'Affronter, il se cache en nous, terré et Avide de mort; l'Avenir..
Nous chantons encore nos odes funèbres avant l'échéance; mais pourquoi nos Arpèges ont-ils un Arrière-goût métallique?
On a beau dire, tout cela n'est qu'Affabulation. Tous nos mots Aveugles qui frappent au hasard, comment avons nous pu être si durs? Nous ne savons plus rien, la lune cache chaque jour un peu plus le soleil - tant mieux, car nous nous sentions brûler, dans nos enveloppes vampiriques-, et même l'Aurore Assombrit un peu plus nos yeux incolores.

Fin de la partie I


# Posté le dimanche 28 septembre 2008 16:28

Modifié le jeudi 11 décembre 2008 13:56

Carousel Lubrique

Carousel Lubrique
“a-A-a”

Sous l'Arche morbide de nos derniers festins de chair, de grandes colombes aux becs gorgés de sang nous lancent un ultime Adieu, secouent une dernière fois leurs immenses Ailes déchirées.
Nous restons plantés là, nous Affutons nos couteaux sans peur, la haine au coeur et l'égoïsme en Abcisse de nos incessants délires.
A l'Apogée de son impensable puissance, Artémis nous comtemple de ses yeux de glace incandescente, nous regarde Assouvir nos instincts de folie avec délectation.
Asile! Nous demandons Asile et même l'Eglise nous ferme ses portes; Dieu ne nous destine que ses rictus Asymétriques. Alors nous nous saoulons à l'Acide, et ne vous étonnez pas si nos corps sont gravés d'hiéroglyphes Alphanumériques! Ce n'est que l'Antichambre de notre paradis, l'Avant-goût de notre chant du cygne.


[Ne rêvez plus; nous n'aurons pas l'Absolution. ]

Là, sur le bord des trottoirs reposent ces Allumeuses éteintes; elles reposent leurs corps mille fois souillés par des visages Anonymes; elle ne rêvent que d'Abstinence pour leurs carcasses Alourdies de remords, éreintées de leur incessante Anorgasmie.
Satan n'est que l'exilé du royaume des cieux; saviez vous qu'il fut Autrefois Archange, Ange parmi les Anges, saviez vous qu'il avait une Ame? Il mena la révolution. Et maintenant il ne sait que jeter ses mains crochues au ciel, pour punir Dieu d'avoir Anéanti son Ambition. Son royaume n'est qu'incessante Abomination. Quels sont les fous qui ont osé dire qu'ils préféraient l'Enfer? Il ne restera que les vestiges de leurs corps Atrophiés.
Un liquide Ambré reflète l'image d'un corps pendu au ciel. Une corde autour de son cou étrangle ses paroles. Un cadavre Avale l'odeur Acre de cet Alcool qui cause sa perte. Une femme sans visage retire son masque; et dessous il n'y a que sa peau rongée par les vers et l'Amnésie.
Dans un fauteuil repose un homme. On ne voit de lui que ses petits yeux porcins perdus dans l'océan Adipeux de son visage. Et son regard obscène contemple sans le voir un téléviseur qui ressasse images et paroles; une petite fille au dos brûlé par les bombes, un messe au nom de l'Antéchrist où ont été sacrifiés des années de sagesse, les pires Armes pointées sur les pires êtres. Et l'homme ne bouge pas, étrangement Anésthésié par le verre d'Abscinthe qui traîne à son côté, et dont le goût amer brûle ses grosses lèvres qui ne savent parler que de son énorme Apétit de mort et d'horreur.

[Une enfant dans le miroir comtemple son corps Anorexique et se murmure à elle-même quelques insultes.
Elle enjambe la fenêtre.
Mainteant dans le miroir il n'y a plus rien. ]


De grandes Amazones aux chapeaux rongés par le vent se dirigent vers un précipice, persuadées que leur Amour-propre fera d'elles des oiseaux Amphibies. Las! Elles se perdent dans le vide, torturées par l'Alizée qu'elles chérissaient, éblouies par l'Ampleur de leur gigantesque méprise.
Et le cycliste dopé aux Amphétamines des Triplettes continue de pédaler, ses mollets gonflent de plus en plus, il tire derrière lui un long fil noir, le ruban des Parques. Pédale, pédale, boy. Le fil ne doit pas se rompre. Adonis dérivant vers d'obscures contrées où l'attendent les trois s½urs maléfiques, le jeune homme pédale, serre entre ses cuisses son vélo dans une étreinte désespérée, incapables de nouvelles Arabesques sur le chemin d'Asphalte.
Un vieil homme dépérit dans une demeure Ancienne envahie d'Acariens, là où pour lui l'Asphixie est la seule issue, et il meurt en solitaire, dans ce délire Anodin qui nous atteint tous, il meurt sans ses airs d'Aristocrate, il meut Amputé de son insupportable orgueil. Même les vautours le regardent mourir pour mieux pouvoir se délecter de ses organes, et ses enfants cachés derrière les Arcades attendent le coup fatal. Rapaces...
Ce n'est pas dans un autre monde que les familles s'entretuent dans un sombre espoir de vengeance... Ce n'est pas dans un autre monde que ce mafieux Aphone cherche désespérément un Antipoison pour échapper aux douceurs de l'Arsenic... Ce n'est pas dans un autre monde qu'un instinct Animal conduit ces sans-noms à s'entretuer sans raison, protégés par leur Dieu tout-puissant dans les Arcanes de la haine... Ce n'est pas dans un autre monde que des Artères explosent, que des Ampoules s'éteignent, que des Antilopes se vident de leur sang sur le sol de la prairie pour le seul plaisir de quelques turistas...Non, ce n'est pas dans un autre monde...
D'Angéliques gamins jouent à la guerre avec des jouets trop grands pour eux. Dis, Maman, pourquoi les gens ne se relèvent pas? Mais le liquide vital agit sur eux comme un Aphrodisiaque, et leurs petits corps Anguleux enfoncés dans l'Armure de l'enfance s'en vont les menottes aux poings, effrayés par l'Aberration qui se déroule sous leurs yeux.

Fin de la partie II

# Posté le vendredi 21 novembre 2008 09:55

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 08:07

The Edge of the Sky

The Edge of the Sky
“a-A-a”

Le goût Amer du regret nous brûle si fort que tout notre corps n'est qu'une gigantesque plaie purulente, furoncle de notre Arrogance sublime. Douleur Atroce, nous tourbillonnons dans les Abysses de la souffrance, soumis à ce qui semble être notre seule échappatoire. Mon Dieu, que le temps est long en Enfer...
Un message subliminal se déroule sous nos yeux, il nous réduit à ces Animaux serviles soumis à la consommation, une Arobase brûlante s'infiltre dans nos veines, et bientôt nous ne vivrons plus que pour quelques câbles électriques reliés à notre c½ur. Le monde n'est-il pas merveilleux? Crierons-nous, élevés sur les cendres de nos semblables.

[N'est-ce pas Apollon là-bas qui avale ces cachets d'Aspirine, réduit à l'impuissance par l'Aversion qu'il s'inspire à lui-même? ]

Vous rappelez -vous les lapins que vous Amadouiez avec Ardeur pour mieux leur couper la tête? Nous voilà comme eux, coincés entre deux barrières invisibles, Affamis et souffrants, et nous savons en notre for intérieur que nous ne sommes que les Amuse-gueules de quelques dieux grecs en mal de sang, n'est-ce-pas? Vous ne le saviez pas?
Amour, ce mot nous le jetons aux ordures chaque jour un peu plus, nous l'enfonçons dans la gorge des rats, et chaque jour nous Abusons de la vie dans les ruelles sombres, sans Attirance, juste pour le plaisir suprême de cette violence inutile.

[Androgynes, nous transcendons les dernières limites, nous prenons en grand Apparat l'Ascenceur pour ce que nous nommons le septième ciel, et que d'autres appellent le gouffre, béant à nos pieds baignés de sang.]

L'Ancre coule comme a coulé l'encre avec nos derniers repères, alourdie des Amulettes inutiles que nous brandissons dans le vent en dépit de la raison, remplis de l'Ardent et néanmoins inutile espoir que notre peau Avilie sera sauvée par quelques bricoles.
Des milliers d'humains plus fous que ceux d'avant voient le jour avec peine, déjà Acharnés dans le désir d'Aminicir leurs silhouettes infimes, d'effacer de l'univers leurs Apparences que personne ne remarque. Ils Accusent du doigt les uns ou les autres, inconscients du fait que le monde, ayant à peine aperçu leur Amorce d'existence, les rejette dans leurs limbes sombres.
Avec fierté les Archers Arborent leurs Arbalètes tâchées de restes de vie sanglants, Anormalement capables d'Anhilier en eux toutes les vertus idiotes que leur ont inculqué des robots manipulés. Ils se jettent dans l'Arène avec une Assurance Artificielle, sûrs pourtant de triompher dans la lutte de la cruauté contre l'ordinaire.
Dans leurs laboratoires, de pompeux scientifiques trafiquent sans secret les gènes et l'ADN de l'espèce inhumaine, qui, insouciante, batifole dans les supermarchés. Les rats! Ils Analysent, trafiquent, appliquent leur odieux principe d'Antiseptie et de non-existence qu'ils croient inhérents à la survie des Amibes terriens.
Autour de l'Axe les Atomes se déchiquètent, s'entretuent, fièrement s'arrachent les membres jusqu'à qu'ils ne restent d'eux que ce que l'Anarchie de l'organisation suprême les a forcés à devenir. Sentez vous cet Arôme capiteux de vengeance qui Annonce pour nous une Ascencion certaine, mes frères, mes frères de lait et de poison? Non, vraiment? Suis-je donc la seule à m'élever ainsi pour Atomiser l'Atmosphère avec mon Arsenal d'Artefacts destructeurs?

[Restez dans l'ombre, l'Amitié n'est qu'une sottise d'Athées qui veulent par cette hypocrisie d'affection feinte et gluante remplacer la suprématie de la figure divine.]

Apitoyez vous sur les enfants au dos creusé de flammes Arides! Pleurez sur l'Appel des chasseurs et les guerres et les bombes! Car quand il ne restera que l'Apesanteur pour porter vos pathétiques sanglots, quand il ne restera qu'un vestige d'Arc-en-ciel coloré de cigüe, quand d'autres casqués chevaucheront et vos mémoires et vos restes, quand leur appartiendra ce qui ne vous a jamais approché, alors vous saurez que vous auriez du mettre l'Antivol sur votre empire de gloire trempée au complot et à l'abjection.


Sur ce, Pandore referma le vase qui ne lui laissa à l'esprit que les Abominables histoires de la dernière période humaine, déjà trempée d'abjection et de Technologie, le A.

Fin de la partie III

# Posté le jeudi 09 avril 2009 13:48

Modifié le jeudi 09 avril 2009 14:02